• godestlise

Billet d'humeur

Par Vivi.


Billet d’humeur d’un TDAHien (ça se dit ? tant pis je le dis)

Je ne sais pas comment bien vous l’expliquer, mais pour moi, les interactions sociales, c’est coutant.

C’est pas naturel, quelque-chose coince dans la mécanique du dialogue, dans ma compréhension du contexte, dans le fait d’assimiler une posture professionnelle différente de celle que j’ai dans la rue.

Et alors ? Bien alors je rentre chez moi littéralement sur les rotules, pardonnez moi l’expression. Car j’ai fait toute la journée un effort pour comprendre les gens (que me veulent-ils donc ? Quelles ambitions projettent-ils sur moi ?) et maintenir mon attention un peu tout le temps, faute que ce soit naturel, que celle-ci s’active et se maintienne dans les moments propices.

Vous imaginez les dégâts si je ne m’étais pas entouré de gens de confiance ? Si je ne faisait pas de groupe de parole, de psychothérapie, si je n’avais pas mon traitement !

Après, on m’a dit de ne pas me créer de jambe de bois. La jambe de bois, c’est une théorie qui a été élaborée en observant des sportifs de hauts niveau avant une compétition aux enjeux forts. Certains craquent et s’inventent un handicap, une jambe de bois, pour justifier de leur performance soudain moins bonne. Mais c’est purement psychologique, s’ils ne s’étaient pas inventé cette jambe de bois, leur performance aurait été égale ou supérieur à d’habitude, bah oui l’adrénaline, le challenge…

Se chercher des explications dans ses troubles, ça peut être bien pour mettre des mots sur les maux, mais ça ne doit pas me conforter dans l’idée que, pauvre neuroatypique* que je suis, je ne serai jamais capable de tenir un emploi ou une formation.

(*mon cerveau ne s’est pas développé « normalement » au sens scientifique et répétable du terme, pas comme mes camarades, ballot non ?)


C’est pas vrai en plus, je l’ai déjà fait par le passé (c’est une belle jambe de bois donc si vous avez suivi) et j’arrive encore à le faire, si tant est que les conditions soient réunies.

Donc on s’entoure, on poursuit les thérapies, on demande une RQTH dans le fond du trou, et on avance. C’est aussi une thérapie en quelque sorte, je ne pourrais jamais comprendre les relations sociales normales, si je reste terré au fond de mon lit.

La dépression j’ai déjà donné ça n’apporte que dalle à sa vie, on se bouge et on sort s’il vous plait là dedans !

Bien sûr, il faut le sentir si on va se mettre en danger ou si on va faire une grosse crise. Mais ça sert à ça aussi les relations de confiance. Mieux vaut prévenir que guérir non ?


Alors ? Vous avez identifié vos jambes de bois ? Vos personnes de confiance ? Vous prenez bien votre traitement, en respectant la posologie et la régularité ? Parlez m’en tient ça m’intéresse 😊

A bientôt,

Vivi

Source, par de vrais psychologues contrairement à moi : https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwiZ3byHhpzvAhWKEWMBHQOOA_4QFjABegQIBBAD&url=https%3A%2F%2Fwww.cairn.info%2Fload_pdf.php%3Fdownload%3D1%26ID_ARTICLE%3DBUPSY_475_0047&usg=AOvVaw2K7iiFdn2turGsGbr4N-64

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