• godestlise

La PouBelle

Par BL.


J’ai eu peur de la poubelle hier soir,

Quand j’ai vu les asticots dans l’avocat

Heureusement que cette après-midi-là,

Ce sont plus les couleurs qui m’attiraient,

Je regardais les ombres,

Mes œils collés aux objets sombres.

Je me suis comme dé-s’aimant-ée

Chaque objet tombait,

J’en mettais un dans la main de mon copain,

Il tenait.

J’ai cru devenir folle, mais je me suis rappelée

Aies-confiance en toi, garde ta sûreté

Et bientôt, tu pourras partager son secret.

Je me suis sorcièrisée, réclamant un noir chat

Je me suis sentie prisonnière, défaites comme un rat.

Je n’étais qu’une marionnette, suspendue par je-ne-sais quoi.

Alors je me suis laissée en mode, presque automate,

Auto matique, auto magique.

J’ai essayé de conjurer le sort de la poubelle

Je suis allée chercher partout, l’eau de javel.

J’ai jeté les asticots, j’ai pensé être l’avocat du diable,

J’en ai mis un peu trop, et même un peu sur la table

Mon copain m’a jeté, on ne nettoie pas une poubelle à côté des aliments

Par sécurité, j’ai pris un médi-calmant

Un simple anxio lit tic

Je ne savais pas où laver cette poubelle.

Pire, j’ai noyé la maman des asticots,

La mouche noire au fond de l’eau.

J’ai jugé bon de laver la poubelle dans la baignoire,

De jeter le sachet dans la benne à 21 heures le soir

Il me manque juste le destop,

Pour purifier les canalisations, et dire à la saleté, stop.

J’ai demandé à ma Belle Mère, son balai Magique

Je lui ai donné mon astuce, le vinaigre blanc

C’est moins cher et ça fait plus de fées.

Du coup revenons à la baignoire, aux histoires noires

Et ces moisissures de joints, qui m’éclatent la rétine,

Qui crient au désespoir

Que je vienne les enlever. J’arrive.

Après avoir tout bien rincé, j’ai compris pourquoi j’ai des caries.

La phrase me revenait sans cesse à l'esprit "le diable se cache dans les détails"

Et il m'abîme les mailles.


Je me brosse bien les dents, les dentistes sont contents.

Mais j’ai des caries au fond. Des carrières. Des barrières.

En fait je prends de l’eau, mais je ne rince pas ma bouche.

Les petites saletés font leur nids, comme ces petites mouches.

Suis-je un médium, possédée par un esprit ?

Suis-je une simple humaine, possédée par la folie ?

Je n’ai plus aimé le mot, crise d’angoisses

J’ai appelé ça, « la crise de ménage »,

Et je suis redevenue un adulte calme, sage.

Par contre j’ai demandé à mon héros,

Le plus beau, gentil et manuel,

De venir à mon secours.

Si les asticots arrivent à la poubelle,

C’est qu’il n’y a pas de couvercle.

Nid d’une, nids deux, nids de trois,

Il a saisi sont vaillants scotch,

Et des bouts de carton,

Et si vous avez lu jusqu’au bout ce texte

Regardez son œuvre en photo,

Qui trône à la maison.

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