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Les troubles bipolaires pour les nuls

Par Clélia.


Les troubles bipolaire pour les nuls ou personnes détachées de bons sens !


5 ans que je réfléchis, griffonne sur mon carnet d'écriture, réfléchis si oui ou non parler à cœur ouvert d'une maladie mentale sur ma page Facebook serait une bonne chose.

J'ai compris au fil du temps qu'une pathologie comme la mienne va tellement bien avec le temps hivernal que nous trouvons lors ce que nous mettons les pieds dehors. Rempli de glace et de neige.


Un jour, on change parce que les traitements médicamenteux sont lourds, on s'ouvre à des mauvaises personnes... et les mauvaises langues n'apportent jamais rien de bien. C'est l'effet boule de neige ! Une information sur l'état de santé est amplifiée, jugée et salie parce qu'on ne connaît la pathologie ou peut-être juste parce que l'humain se caractérise par une forme de méchanceté gratuite.


Dans les campagnes, nous malades psychiatrique... oui, on nous classe comme cela dans les cases qu'autrefois on appelait fous, aliénés.


Pour casser cette méconnaissance et ces blessures verbales bien souvent involontaires que j'ai vous expliquer l'histoire de la bipolarité... ou mon colocataire indésirable. J'ai pas trouvé de mesure d'expulsion apparemment on devra cohabiter à vie alors autant que je vous le présente !

Monsieur Bipolaire fait peur. Classifié dans le milieu des années 90 comme maladie psychiatrique. On fuit souvent quand on apprend qu'un ami, un proche, un enfant... est porteur de ce dysfonctionnement !

Pourtant, non. Comprenez avant de vous noyer dans un sentiment de crainte.

Maintenant cette pathologie qui touche 1 à 4 % de la population (il fallait que je sois dedans , il va falloir que je joue plus souvent au loto !) est avant tout une atteinte physiologique cérébrale comme un diabétique qui a une glycémie trop élevée, une injection d'insuline avec suivi quotidien l'aide à jongler avec ce trouble.


Pour nous ça vient de plusieurs facteurs biologiques (avec des noms...). Je m'explique ! Vous voyez ce qu'est une montagne russe... et bien la bipolarité c'est ça.


Quand ça monte, c'est une période dite maniaque (manie) caractérisée par excitations, joies extrêmes due à un taux élevé de noradrénaline. Ensuite, il y a des descentes appelées dépression accentuée là c'est le taux de noradrénaline et sérotonine qui est très bas.

Sans détection précoce le taux de suicide est anormalement grand. Dans les années 70, 80, 90... les bipolaires étaient de grands dépressifs point. C'est pourquoi il y a eu tant de drames, d'incompréhension et de conflits familiaux... d'addiction aussi .

Aujourd'hui, on sait que ce n'est plus que psychiatrique mais physiologique. C'est les deux. L'un entraînant l'autre évidemment.


Ces troubles sont en réalité une anomalie des médiateurs chimiques du cerveau.

C'est pour cela que depuis 5 ans, j'avale mes 15 médicaments quotidiens.

Le plus important est le thymorégulateur qui gère totalement mon humeur. Elle reste grâce à lui identique. Puis il y en a d'autre pour m'aider dans des moments plus délicats ou plutôt les anticiper.

Ils gèrent aussi mes tocs, ma boulimie, mon anorexie et la trichotillomanie ( s'arracher les cheveux lors de période maniaque).

C'est une maladie difficile éprouvante pour soi et pour l'entourage. La communication est la clé de tout.

Parfois, mon invalidité est mal perçue (feignante, etc...). Ah, si vous saviez comme j'aimerais ne pas être malade, ne pas avoir besoin de dormir quelques heures la journée, ne pas avoir tous ces rendez-vous juste travailler. C'est ça qui est le plus douloureux c'est qu'on ne choisi pas d'être comme ça et les reproches se greffent.


Alors j'écris parfois comme aujourd'hui pour une belle leçon de tolérance.


Apprenez à respecter la différence et les maladies invisibles personnes n'est à l'abri. On peut être riche, beau et avoir une carrière professionnelle épanouie. Cette maladie ne prévient pas.

Je n'ai plus à cacher qu'il y a peu après une année difficile. Une hospitalisation au pavillon 4 à Mayenne a été nécessaire en psychiatrie... oui ! Pendant 7 longs jours.

Dans ces moments là, vous croisez au détour d'un couloir des pathologies mentales autres, plus impressionnantes et plus graves. Vous croisez des gens qui vous racontent qui ils étaient avant... ( couturier dans des grandes maisons à Paris, ingénieurs...). Toutes les classes sociales sont mélangées et pourtant. Je ne veux plus avoir honte...


Tout ça à un prix le poids, la stérilité... mais l'amour de la famille, vous, vos regards autour de moi, de nous... sont le plus important .


Soyez vigilants avec vos proches.

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