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Mon arbre préféré

Par Nébuleuse.


Que vous soyez vivante ou dans l'éther Il chante, il danse, le Cyprès dans sa terre Je n'ai jamais sentie de chose aussi si belles que l'âme d'un arbre aussi fou amoureux de la mort, de la vie, de l'aurore et de la rivière qui dort Je n'ai jamais au fond de moi même tant pleurer de vérité et de profondeur même devant la beauté d'une fleur Tel un grand cône dans sa faune, telle une âme Jaune qui glisse sous les hurlements aphone Le Cyprès représente la mort mais il est plus vivant que n'importe quelle créature. Je me ferait tatouer et même entailler dans mes entrailles ses souffles de femme sur ma peau, ses larmes si pures ,ses mumures si beaux, ses coiffures ressemblant un peu aux feuilles de Pin . Tu es mon arbre à moi, mon arbre spirituel orné de grandes ailes. Tu es le plus beau des matins, là où si près de l'amour, ton âme de sexe féminin donne la vie, la mort et l'éternité Tout angoisse mortuaire du néant s'abbat en ton seuil car tes formes sont les plus puissantes flèches indiquant le nirvana de l'éther. Je t'aime Cyprès, coeur qui bat, foi de la mort et du nouveau née Je le répète, tu es d'Or et de sexe féminin, refrain des cycles éternels Tu es le parfum de l'âme qui à fait naître Dieu, dans une vulve à l'odeur boisée de vérité et de cri sanglant d'enfants venant de naître Tout paraître s'écartèle et se brise en toi, se jettant par la fenêtre Crucifixion, foi et émoi, passion du Christ, dernière cène, sang des veines et des règles, sang du sacrifice Car même Dieu a une Mère cachée dans le secret de son enfant Elle a l'Odeur d'un arbre qui est ornement des enterrements Cyprès, arbre des génies incompris dans un monde de médiocrité Arbre de la folie devenue cri qui accoucha de poésie et d'éternité Pour se faire enfin entendre devant le soleil que l'on veux pendre Apprendre a renaître sans jamais se fendre Car si l'on mutile un Cyprès C'est le ciel à qui on arrache un nouveau née En l'écartelant et l'abandonnant violé si près des voilactées brisées Si le Cyprès pleure, mon âme s'en décomposera violemment Et quand le Cyprès ris, mes larmes forment une prose dans le firmament Coeurs de femme, larmes de garçon Coeur de père Fleur dans la pierre Cyprès du secret, du sacré, de l'éternité crucifiée et sa passion Cri de la beauté, des femmes nues et vêtues, cri de ce qui est tue Arbre de la peur devenue profondeur Être ou ne pas être, telle est la question ? Tel le cyprès, je suis ce que je ne sais pas au plus profond de mon horizon Je reste si près de toi dans les si et dans les la Cyprès, tu es la et de ta splendeur tu abats l'aigreur des rois et hurle ta foi Je me dis alors que ça va aller, que ça ira toujours, chaque cri et chaque journées Mon arbre préféré Cyprès, cri du nouveau née, de la beauté et de l'éternité



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