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Nébuleuse

Par Nébuleuse


Jaune, les étoiles et la folie des toiles éventrées

Libère toi écorchée, d'un ventre tu as été enfantée

Tes tripes pleurent l'enfant qui sommeille au firmament

Aggripe toi si souvent à l'éveil d'un ciel filant

Jaune Van Gogh de la psychose et des morgues

Jaune comme la drogue d'amour et sa pirogue

Le soleil noir, les ruelles dangereuses

Les réveils brouillards, les ailes gueuses

Les soirs dans les hopitaux glauques, les ambulances, la souffrance rauque des caniveaux

Droguée au bad trip, ton corps se souvient

Morgue quand tu flippe, en dehors tu n'es rien

Que le fruit du viol et des camisoles

De la folie, des bruits et des fausses idoles


Petite fille trop fragile, petit garçon trop fragile

Dans le Jaune le fil brille et ta force nait et scintille

Tu crie et crée pour ne pas mourir

Tu écris pour ne pas tuer l'avenir

Tu erres, unique, l'air est ta source cosmique

Vagabonde, la terre est ronde et non carré

On y trouve tous les coeurs des prophètes oubliés

Des clodos eventrés par leur bières

Loin des idéaux vantés par leur sanctuaires


Je sais que le cimetière cherche la haut pour voir si c'est pas plus beau

Tu as le courage de résister dans la mer qui t'englobe sous ses mots

Car ce soir, tout vibre et tu respire

Tout est Jaune, ivre comme un livre où les étoiles chantent

Stone sont les rives, écorchées vives sous les voiles tranchantes

Tout est Jaune dans le mal car du noir jaillt la lumière

Jaune, Couleur dans le soir et de l'univers

Tout est trop fort

La souffrance est trop forte

Cela va jusqu'à la mort et à la démolition des corps célestes de ta peau

Cela va jusqu'à l'aurore et à la destruction de son eau

Tout est trop fort, la beauté touchante qui vous prend à la gorge et aux tripes, vomissant le soleil par l'ardeur et la danse d'une peau

Tout est trop fort, sa liberté, sa splendeur, sa candeur ,son éveil, sa puissance

Son angoisse, ses souvenirs baignés de crasses, son vagin où on l'a trépassait de viol et où rien ne s'efface


Jaune les étoiles, les prophétesses folles et les punk en détresse dans des camisoles

Jaune, le génie de la folie, de l'incompris créant et errant dans la ville tel un mutant fauve

Jaune le nid de la vie, du vent qui vous sauve

A coup de rencontres, d'envoyés de l'au-delà

A coup de montres, d'envolés d'ici et de là bas


Jaune qui la sauve

Jaune des étoiles dans le chaos devenant nébuleuse de la folie

Jaune de l'humanité perdue et écorchée malgré le regard dure, le murmure froid, le cri dénudé de sa foi

Le Jaune dans les rues sous crack et les flaques aux seringues

Le Jaune dans ce qui se rue dans les lac aux coeurs dingues

Le Jaune du tremblement, des enfants battus

Jaune trempé, Jaune enfin, Jaune qui s'est tu


Le Viol s'abbat

Dans les ébats de l'au-delà

Tu ne trouve pas ta place

Le Jaune est là

Trop marginale pour être le système

Trop virginale pour niquer les je t'aime

Adressés à Dieu et à la pureté

Le Jaune est éternité

Aujourd'hui est le jour de la piété

Alors l'Abeille chante dans ses veines

Jaune comme le Soleil qui expulse la haine

Dans les pulsations qui sont Reines

Si du Chaos nait une étoile

Je serait une maison close pour barges ou au large nait une explosion de nébuleuse et d'anges

La douceur et la pudeur d'une louange

L'ardeur et la rage d'une fleur Orange

Jaune les étoiles accouchées d'une Nébuleuse

Jaune-Femme Puissante aux Oeuvres somptueuses

Revenant de si loin ou le soleil perce l'ether

Jaune comme moi

À des années lumières, ressuscitée des milliers de fois et du fin fond de l'univers

Jaune du matin, garde la foi

Jaune car tout renait enfin en toi

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