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Sigma - L'alphabet sentimental

Dernière mise à jour : 28 mars

Par Henri Savey


INTRODUCTION


Sigma est un code destiné à représenter les sentiments de manière symbolique. Basé sur la représentation de notre rapport à l’autre, il étend son système en classant et ordonnant les sentiments.


C’est une tentative qui s’appuie sur le langage logique pour une étude psychologique. Ce faisant, il passe, via des idéogrammes, de la représentation de l’altérité à la représentation des sentiments.


Sigma désigne dans le langage mathématique la somme. En physique, il s’agit d’une famille de particules très instables, de masse supérieure à celle du proton.


La nouvelle acception que donne l’auteur au terme emprunte à ces deux définitions la logique mathématique et la volonté de classer les particules instables que sont les sentiments.


DE LA REPRÉSENTATION DE L'ALTÉRITÉ

Les 9 idéogrammes primaires


SOLITUDE ET RENCONTRE


La représentation de l’autre se fait toujours par rapport à un référent qui est l’individu, le soi pris dans sa solitude.


Pour représenter symboliquement cette solitude nous avons choisi la ligne. Dans ce modèle, nous sommes tous des lignes, qui menons notre chemin dans un océan de relations. Pour que deux lignes se rencontrent, on présuppose deux états : l’un réceptif (bleu) et l’autre actif (rouge).


Prenons l’exemple d’une conversation, chacun passe tour à tour d’un état réceptif à actif. L’état réceptif étant «j’écoute» quand l’état actif est «je parle». Dans une conversation animée ces deux pôles se rencontrent pour potentiellement former une relation. Les deux pôles sont devenus indissociables, connectés. Leur représentation graphique est une ligne pourpre.


LA RELATION : CADRE, TYPES ET ALTÉRATIONS


Une fois la rencontre effectuée, on peut commencer la relation. Cette relation est faite d’étapes qui affecteront sa structure.


Il existe deux types de relations : la relation courte (les lignes se rejoignent, s’unissent puis se séparent) et la relation longue (les deux lignes se rejoignent et la continuation de la relation est représentée par des lignes parallèles).


Au sein de ces deux types de relations on trouve deux altérations : la dispute (la ligne pourpre se sépare momentanément pour se rejoindre), la rupture/réconciliation (les lignes sortent du cadre pour y retourner).


Chaque relation est encadrée par un début et une fin.

DE L'ALTÉRITÉ AU SENTIMENT



Les 4 idéogrammes secondaires


LE SENTIMENT DE L’AUTRE


L’altérité est à la fois une situation dans laquelle on se trouve par rapport à l’autre et le ressenti /la perception que l’on éprouve de cette situation.


Un sentiment est un état affectif, plus ou moins clair, stable, qui persiste en l’absence de tout stimulus.


Ainsi on a le sentiment d’être seul, et on peut être seul sans le ressentir.


Dans notre exemple d’une conversation, on peut avoir le sentiment d’avoir vécu une rencontre ; dans certains cas, la rencontre ayant bien eu lieu, le sujet n’en gardera même pas le souvenir.


Dans le cadre d’une relation longue; celle-ci pourra être sous-tendue par l’amour (pôle positif) ou bien la haine (pôle négatif).


Ainsi, on voit comment un symbolisme de l’altérité porte l’embryon d’une représentation des sentiments.



LA POLYSÉMIE DES IDÉOGRAMME PRIMAIRES


Les idéogrammes peuvent donc acquérir une polysémie sentimentale selon certaines combinaisons.


Pour cela il faut y adjoindre les pôles positif, négatif, certain et incertain.


La positivité est représentée par une ligne courbe commençant son point d’arrivée plus haut que son point de départ et la négativité par son inverse.


La certitude est représentée par un cercle plein quand l’incertitude est représentée par un cercle vide.


A partir de ces idéogrammes secondaires on peut créer par adjonctions une classification des sentiments.







LA CLASSIFICATION DES SENTIMENTS


Le tableau présenté ici est une proposition de classification des sentiments.


D’une situation jugée neutre (9 idéogrammes primaires) on trouve des sentiment positifs et négatifs dont les référents sont le bonheur et la tristesse.


Par exemple, d’une rencontre jugée neutre (sans idéogramme secondaire) peut naître la sympathie, le coup de foudre, le dégoût voire la peur.


L’incertitude se comprend comme une expression allant de l’interrogation au possible. Une rencontre possiblement positive induit que cette rencontre ait fait naître un sentiment positif (de sympathie) pouvant ou pas mener à la naissance d’une relation.


Le coup de foudre (amical ou amoureux) réside dans la certitude que cette rencontre doit mener à une relation.




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