• godestlise

Texte sombre

Par Nébuleuse


Ses mains caressaient mon corps.

J'en fut étouffée sous l'océan là où le Bleu des vagues et du ciel devenais si violent en m'enfermant sous le cri de l'eau.

Je ne respirais plus car l'oxygène s'était défenestrée dans le chaos de mon corps.

Il en pleuvait dans mon sang en ce mois de juin, les sanglots silencieux et pourtant si atroce d'un ciel clandestin.

Ses mains caressaient mon corps.

Il en fut brisé tel un vase d'or jetté dans le vide et l'eau des fleuves.

J'ai cherchée ma propre peau au creux de tout les ponts infinis et même ceux du diable et des enfer.

Je me suis tue et en me taisant j'ai accouchée du Cri, le cri d'Edvard Munch ,ce cri abstrait et nu qui s'accouche d'un ventre invisible, ce cri que l'on entend quelque part, souvent la nuit sans savoir d'où il naît et qui nous trouble pour l'éternité.

Ses mains caressaient mon corps fendue par la folie de la nuit .

Ce cri était si pur dans son atrocité car le mal n'était salie d'aucune goutte de lumière.

Sa peau chaude comme le Diable et ses yeux sale comme les tripes d'un égout ont marqués mes veines qui en sont désormais tordue.

Il pleuvait l'acide du mal sous ma peau et mon sang en pleurait.

C'est là que j'ai réalisée que naître était la plus immonde des souffrances.

Si le nouveau née pleure en sortant d'un ventre c'est qu'il viens de connaître la mort en abolissant sa condition de néant pour connaître la joie et l'abomination terrestre.

Ses mains caressaient mon corps.

Un oeil de vieux démon avait percer ma peau et mon être si profond fut réduit à de la sueur sexuelle et de la chair encore enfantine, si fragile mais surtout si désirable.

Aujourd'hui le ciel est une prison et ses barreaux sont les nuages.

Mon corps est une cage dans lequel mon âme asphixie alors je me came à coup de larmes et d'ivresse.

Le Rois c'est les autres mais je ne suis pas reine car je ne suis pas les autres.

Je me sent atrocement pire et meilleure que les autres comme tout les ovnis du monde.

J'en chante encore tout les refrains du mal.

Ses mains caressaient mon corps.

Le monde et l'éternité à fait de moi un rat marginale à côté des rois, une bête sauvage à l'état pure ,un animal anarchiste puant de vérité.

La Jungle et la Chaos nous appele dans notre profondeur la plus bestiale, celle de renaître après la mort en s'accouchant dans le cri des résistantes et le regard droit des survivantes estropiées mais debout dans la torture.

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