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L'histoire de Jérémie B.

 

« Il y a quelques semaines je suis tombé sur la vidéo Brut de Maxime qui m’a à la fois interpellé et ému. J’ai directement envoyé une demande de Nid à La Maison Perchée. Puis tout s’est enchaîné, j’ai rapidement participé à un perchoir, puis à un grand perchoir concernant le thème du « coming out psy ».


Deux semaines après, tout s’est accéléré pour moi. Le jour de mes 30 ans, j’ai pris une décision importante depuis ma chambre d’hôpital : celle de de faire mon « coming out » sur mon Facebook concernant mon trouble bipolaire, mon TAG et ma dépression chronique. 

Après des années d’intériorisation, synonymes d'une souffrance supplémentaire, cette décision m’a énormément soulagé et a été émotionnellement très puissante.

J’ai reçu de nombreux messages de soutien, de la part de personnes ne souffrant pas de maladies psychiques, d’autres de la part de malades qui n’osaient pas en parler.

Les mots « force », « courage » et « fierté » sont beaucoup revenus.

Ce que je retiens de ce cheminement, qui est la première étape sur le long chemin qui m'attend encore, c’est que parler soulage, fait du bien et fait partie du processus d’acceptation et donc de guérison. Cela fait résonner en moi une phrase que me répète souvant ma belle-sœur : « Life is great, and so are you ».

Je terminerai mon témoignage par un proverbe que j'aime beaucoup (tiré d’un livre espagnol de 1659) : "Parle mais parle bien, et l’on te tiendra pour quelqu’un." »

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L'histoire de Linda

 

« Je m'appelle Linda. J'ai été diagnostiquée Bipolaire il y a un an, puis finalement Borderline et (éventuellement car il faut une crise maniaque) Bipolaire. J'ai 25 ans et depuis mes 18 ans mes failles psychiatriques ont eu une incidence sur mes relations familiales. Failles psychiatriques qui avaient comme origine en grande partie ma famille. Bref... cercle vicieux.

Je suis encore en clinique à ce jour, mais ce que j'aimerais écrire c'est que nous avons tous des traumatismes... nous ne pouvons comparer nos souffrances. Cependant nous pouvons ouvrir nos esprits aux autres.

Ce que j'ai appris de cette longue hospitalisation c'est qu'un peu de tolérance peut alléger le poids que porte les autres. Pas du laxisme non plus, mais juste essayer de comprendre les êtres humains, sans préjugés. Mais aussi, la tolérance vis à vis de moi-même. J'apprends à vivre avec moi-même. À m'aimer, à oser, à me surprendre et à être surprise par la vie.

Au bout du tunnel... il faut prendre en main son bonheur et s'accrocher. Mais il y a un happy ending.
Il faut y croire. Et si vous n'y croyiez plus, souvenez vous de mon message.

Je n'y croyais pas non plus et pourtant je vois le bout. Je vois le bonheur.. et vous le verrez aussi. »

Image pour le groupe de Caroline Matte.p
L'histoire de Medith Lyotard

 

« Baignant dans une famille nombreuse de manière autistique jusqu'à ses 20 ans, aube de la vie adulte et indépendante, Medith Lyotard avait résolument décidé  d'étudier la philosophie, en guise de thérapie de sa nouvelle solitude, après des études d'ingénieur. Puis il est parti sur les chemins sauvages du monde de l'aventure, prenant les moulins pour des dragons, jusqu'à un internement fatal en psychiatrie, à 25 ans, en Essonne. Mais sa prétention à être le Messie a survécu à toutes les doses de neuroleptiques ingérés de force, jusqu'à aujourd'hui, à 39 ans, où il prétend encore pouvoir sauver le monde. Précisons qu'il n'a JAMAIS tenté de se suicider. On l'appelle Medith Lyotard. »